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Comprendre la confusion entre factures des licences IOS Cisco et livraisons de matériels Cisco dans le dossier Ranarison Tsilavo Nexthope

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Une lecture attentive du dossier fait apparaître une apparente incohérence : des factures font référence à des “licences logicielles”, alors que des équipements ont été livrés à Madagascar. Cette discordance, souvent mise en avant, mérite pourtant une explication simple.

Les paiements effectués par la société CONNECTIC ont servi à acquérir des équipements CISCO bien réels, notamment du matériel réseau, qui ont été importés, réceptionnés et utilisés sur place. Les éléments matériels du dossier — documents de transport, formalités douanières et inventaires internes — confirment cette réalité.

Au moment des faits, les transactions internationales étaient fréquemment soumises à des contraintes bancaires et administratives complexes. Pour sécuriser les flux financiers ou satisfaire à certaines exigences formelles, il était courant d’utiliser des intitulés contractuels standardisés, parfois éloignés de la description exacte des biens livrés. La mention de « licences » relève ainsi davantage d’un choix administratif ou comptable que d’une dissimulation de la nature réelle des opérations.

Ce que montrent les faits

  • ✔️ Les fonds ont bien été versés

  • ✔️ Les équipements ont effectivement été livrés

  • ✔️ L’entreprise a bénéficié d’une contrepartie concrète

  • ❌ Aucun détournement d’argent sans retour n’est établi

Autrement dit, la société CONNECTIC n’a pas été privée de ce qu’elle a payé. En pratique, ce qui importe n’est pas la terminologie utilisée sur une facture, mais la réalité économique de la transaction. Lorsqu’un paiement correspond à une livraison effective, la notion de fraude perd toute pertinence.

Il convient enfin de rappeler que les factures concernées ont été établies par Ranarison Tsilavo lui-même. Cette circonstance rend pour le moins contradictoire toute tentative de qualifier de frauduleux des documents dont il est l’auteur.

👉 En conclusion : une formulation inexacte ou inadaptée sur une facture ne suffit pas à caractériser une fraude lorsqu’il existe une livraison réelle et une contrepartie effective pour l’entreprise.

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